mardi 28 avril 2020

Jeudi 23 avril 2020 – 13 :50 COVID-19 : à propos des effets du confinement sur la santé mentale et physique Cette privation de liberté a des conséquences importantes…



Alors que les Français sont confinés depuis le mardi 17 mars et que le confinement sera prolongé au moins jusqu’au 11 mai, ses effets néfastes se font sentir sur leur santé mentale et physique – parfois douloureusement. Des personnes âgées se laissent mourir de désespoir, des idées suicidaires naissent chez des personnes qui y étaient totalement étrangères auparavant, la déprime voire la dépression se font sentir…

Car si les médecins s’accordent à dire que le confinement est essentiel pour limiter le nombre de personnes infectées et de morts liés au COVID-19, ils s’accordent également à reconnaître que la sédentarité liée à l’enfermement, l’absence d’activité physique, le refuge dans la nourriture et l’alcool, l’angoisse liée à la maladie, à la mort, à l’incertitude, à l’isolement, à la perte de son activité professionnelle ou à la perte de revenus, la consommation immodérée des écrans de toutes sortes… posent des problèmes importants, grandissant avec le temps qui passe. Tous ces dérèglements qui rompent avec l’habitude, la perte des repères, conduisent à une altération de la qualité et de la quantité du sommeil, à la prise de poids, à des troubles psychiques pouvant provoquer une déprime passagère ou une dépression qu’il conviendra de ne pas négliger. Et parfois, peuvent pousser à commettre l’irréparable…

L’enfermement, lorsqu’il est vécu en famille, peut parfois amener à des comportements inhabituels, comme l’énervement, l’impatience et, dans certains cas, les violences. Ces violences qui, quand elles existaient auparavant, prennent une dimension encore plus dramatique lorsque la victime a le sentiment d’être prisonnière et de n’avoir ni refuge ni secours à appeler. Ces violences concernent le conjoint (homme ou femme) comme les enfants.

La limitation des déplacements et la crainte de se rendre dans des établissements de santé pousse également à l’abandon de certaines consultations médicales ; soit pour une maladie qui se déclare, soit pour une rechute, soit pour la poursuite des traitements liés à une affection de longue durée. Cet abandon, même temporaire, de soins ayant des conséquences graves sur le cours de la maladie…

Les effets de ce confinement ont été décrits dans un avis rendu le 1er avril dernier par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) relatif à l’évaluation des risques liés à la réduction du niveau d’activité physique et à l’augmentation du niveau de sédentarité en situation de confinement.

Il est donc important, dans cette période, de faire preuve de discipline envers soi-même, de prendre le temps de la lecture et de la réflexion (voire de la méditation), celui de l’activité physique ; il est essentiel de s’inventer un nouveau rythme, de nouvelles habitudes, de nouveaux projets ; il convient également de faire preuve de solidarité envers ses proches, ses amis, ses voisins, envers celles et ceux que la vie isole et enferme.

Voici, sur le site du ministère des solidarités et de la santé, la liste des numéros d’écoute qui peuvent être utiles :
  • SOS Amitié : 09 72 39 40 50
  • Suicide Ecoute : 01 45 39 40 00
  • SOS Suicide Phénix : 0 825 12 03 64
  • Violences conjugales : 3919 ou SMS au 114
  • Écoute violences femmes handicapées : 01 40 47 06 06
  • Allô enfance en danger : 119

 À noter enfin « Le point noir », afin d’aider les victimes sous emprise à parler.

PhL

mardi 28 avril 2020 – 09 :00 COVID-19 : la « crise sanitaire » à l’aune des droits humains - Trouver le juste équilibre...



Chacun comprendra la difficulté de trouver le juste équilibre entre « l’état d’urgence sanitaire » (instauré par une loi du 23 mars 2020 dans une telle précipitation que le décret d’application daté lui aussi du 23 mars est intervenu avant même la publication de la loi et son entrée en vigueur le 24 mars !) et les droits fondamentaux garantis non seulement par notre Constitution mais par les traités internationaux ratifiés par la France dont la Convention européenne des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales à laquelle il convient de se référer pour tenter de clarifier le débat.

Dans un premier temps, le président de la République, esquissant sa stratégie de déconfinement, avait suggéré un déconfinement à deux vitesses en quelque sorte puisque les « personnes âgées » (quel âge ?) devraient rester confinées « plus longtemps » (jusqu’à quand ?). Bien sûr de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une telle mesure à la fois inégalitaire, arbitraire et discriminante.

Au final, le Gouvernement a reculé et transformé une mesure tout d’abord annoncée comme contraignante en simple « recommandation ».

Cette annonce immédiatement suivie de son retrait démontre de façon éclatante combien tout état d’urgence, même apparemment justifié par des motifs légitimes, peut engendrer de graves abus.

Nous souhaitons proposer ici quelques pistes de réflexion et outils pour affronter les mois à venir et, si nécessaire, faire acte de résistance.

Parmi les droits fondamentaux dont jouissent les citoyens dans une société démocratique, figurent notamment :
    •    La dignité (droit de disposer de son corps, etc.),
    •    Le droit à la vie privée et à l'intimité,
    •    Le droit et la liberté d'aller et venir,
    •    Le droit de ne pas être discriminé.

Nous constatons que la loi instaurant l’urgence sanitaire a limité drastiquement, sinon supprimé, ces droits humains au nom d’un impératif sanitaire présenté comme nécessaire.

Ces principes (édictés notamment par les articles 5, 8 et 14 de la Convention européenne des Droits de l’Homme) peuvent en effet être temporairement suspendus lorsqu’un « danger public menace la vie de la nation » si, et seulement si, l’ingérence de l’État est justifiée par un « besoin social impérieux » se rapportant à un ou plusieurs buts légitimes. Il faudra alors se demander si, tenant compte de toutes les circonstances de l’urgence aujourd’hui invoquée, cette ingérence était nécessaire, dans une société́ démocratique. Légitimité, nécessité et proportionnalité, telles sont les règles qui doivent présider aux restrictions imposées. La difficulté est donc de préserver un juste équilibre entre les droits et les exceptions.

Dans la situation que nous vivons actuellement, nous apercevons d’emblée les écueils de cet exercice périlleux.

Critiquer aujourd’hui, le confinement massif de la population imposé à partir du 17 mars 2020 (stratégie qui ne recueille pourtant pas l’unanimité) serait inopérant. En effet, cette contrainte a permis à nos personnels soignants, très éprouvés et sans moyens, de faire face à l’épidémie dans des conditions sinon acceptables du moins supportables, compte tenu de l’état déliquescent de notre système de santé. Et ce sont eux, eux tous et eux seuls, qui, malgré ce contexte carencé, ont contribué à sauver de nombreuses vies.
Il devra tout de même être constaté que la gestion de la pénurie a conditionné en grande partie les choix politiques allégués.

Cela étant, si les droits garantis par nos textes nationaux et internationaux tels que la liberté, la vie privée et familiale, la non-discrimination, peuvent en effet être temporairement suspendus en raison d’un état d’urgence, ici sanitaire, il n’en va pas de même d’un certain nombre d’autres droits intangibles qu’aucun état d’urgence d’aucune sorte ne peut abolir. Il en est ainsi du droit à ne pas être soumis à la torture et à des peines ou traitements inhumains et dégradants (article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme) qui ne souffre aucune dérogation (article 15 § 2 du même texte).

A ce titre, confiner les « personnes âgées » pour un temps indéfini au prétexte de leur vulnérabilité deviendrait un « traitement inhumain et dégradant » tel que prohibé de façon absolue, et on peut se réjouir que ce projet délétère ait été abandonné.

Mais la situation de confinement dans les Ehpad, où des résidents sont parfois enfermés dans leur chambre 24 heures sur 24, où les visites familiales sont prohibées et où les contacts humains sont réduits à peau de chagrin, ne doit-elle pas être également considérée comme un « traitement inhumain et dégradant » interdit à ce seul titre ?

Là encore, le Gouvernement, face aux protestations, a dû assouplir ces mesures inhumaines en autorisant sous certaines conditions les visites familiales.

Mais il serait souhaitable que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités plus clairement afin de ne pas laisser les résidents et leurs familles à la merci de l’arbitraire de la direction de tel ou tel établissement.

De même, est-il acceptable d’empêcher les familles et les proches d’accompagner leurs morts ?

Il est donc essentiel de rappeler que le caractère intangible du droit à ne pas subir un traitement inhumain et dégradant est absolu, qu’il ne saurait souffrir aucune restriction et qu’il peut être invoqué à tout moment et en toutes circonstances.

L’urgence sanitaire ne saurait conduire aux excès d’un principe de précaution mortifère beaucoup plus meurtrier que le danger qu’il prétend combattre.
A l’instar de l’acharnement thérapeutique, nos gouvernants devront se garder de tout acharnement sanitaire.

Irène Terrel
Avocate

La mort est un processus normal...


La mort est un processus associé à de grands agissements, méthodes et manigances des sociétés mis en place pour la repousser aussi longtemps que possible. Toutefois, certaines de ces actions, aux répercussions considérables, sont disproportionnées au regard de ce processus normal qui se met en place à la naissance puisque la mort peut intervenir à tous les âges de la vie dès le premier souffle. La peur, le pouvoir, l’argent sont souvent les moteurs de ces décisions qui, à l’exemple du confinement, provoquent plus de morts et de souffrances que la simple confiance en la vie.

Accepter d’être de passage sur Terre et garder présent à l’esprit que chaque jour peut être le dernier, permet de rester conscient de cette évidence finale que nos sociétés occidentales refusent d’admettre en la considérant comme un échec à l’image de la vision de la médecine et de la chirurgie dont les industries de la « santé » et leurs corollaires, au puissant marketing, figurent parmi les organisations les plus influentes au monde, car il y a énormément d’argent à gagner sur le dos de la marée humaine qui suit majoritairement leurs recommandations comme des moutons de Panurge apeurés par les maladies.

Au regard de la population mondiale actuelle avoisinant les 8 milliards d’Humains, dans le cadre de ce « bref » passage de ces Humains sur Terre, il meurt environ 70 à 80 millions de personnes chaque année, soit plus de 1 350 000 personnes chaque semaine… et on nous parle d’une supposée épidémie, aux conséquences humaines, économiques, sociétales sans précédents, qui totaliserait à ce jour quelque 200 000 morts dans le monde, soit quelque 12 000 morts par semaine en divisant ce chiffre par 17 (semaines depuis le début de l’année).


https://fr.statista.com/statistiques/1101324/morts-coronavirus-monde/

On totalise 1 350 000 personnes mortes « naturellement » chaque semaine et 12 000 personnes mortes du covid-19 par semaine… Si le ridicule tuait, nous serions en pleine pandémie !...

Pensée du jour

L'aventure c'est le trésor que l'on découvre à chaque matin.
   
Jacques Brel
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lundi 27 avril 2020

Confinement jour 44 : Lundi 27 Avril 2020



Le soleil joue avec les nuées qui s’étirent vers l’horizon. Les premiers promeneurs déambulent sur la promenade pour sortir leurs enfants, ils profitent du beau temps de l’Andalousie.

Le confinement détériore le bien-être de la population selon l’étude de Lise Bourdeau-Lepage qui a recueilli auprès de 8.158 personnes un questionnaire sur l’impact du confinement dans leur vie. Sans surprise, sauf peut-être pour les politiciens, elle dévoile que « Ce qui ressort globalement de cette enquête est une détérioration assez notable du bien-être des personnes interrogées ».
Elle poursuit « La restriction des libertés n’est pas non plus sans conséquence. La liberté de mouvement nous rend heureux alors si on ne peut pas le faire, forcément, cela impacte notre moral ». Ce fait est si évident qu’il a été oublié par les décideurs de nos pays dit « démocratique ». Est-ce qu’en supprimant un peu plus de liberté obtient-on plus de sécurité (sanitaire) ? Et bien la réponse est non. D’abord, si nous comparons les différents types de confinement mis en place dans les pays européens, nous constatons qu’il n’y a pas plus de décès dans les populations les moins confinées ; même plus dans certains pays strictement confinés comme l’Italie et l’Espagne. Ensuite, le coût à payer pour les citoyens est très élevé, un coût psychologique, un coût aussi économique et forcément un coût politique important.
La liberté permet aussi les relations entre citoyens.  « L’homme se sent bien quand il est en contact, en interaction avec les autres. L’absence de socialisation est sûrement l’un des facteurs pouvant expliquer cette détérioration du bien-être, développe la chercheuse. Et c’est peut-être la raison pour laquelle certains se tournent vers des actions d’entraide. Il faudrait pouvoir analyser cela en profondeur mais il s’agit sûrement d’un moyen de compenser ce manque de relations sociales en dehors du cercle familial ou amical » rappelle Lise Bourdeau-Lepage. Quand les relations sont détériorées, il faut beaucoup de temps pour recoller les morceaux. Le tissu social s’est atomisé, chacun s’est replié sur lui-même, même à l’intérieur de la famille les liens sont tendus. Quel est l’impact à court et moyen terme ? Beaucoup de souffrances et de drames pour l’avenir. Combien de divorces,  combien de maltraitances et combien de conflits  auraient été évités si les gouvernements avaient fait confiance envers leurs citoyens. Ces dirigeants connaissant qu’une réponse, la répression, sont des incapables, des inconséquents et plus à leur place dans le monde d’aujourd’hui. Les politiciens vivent encore la mentalité du XIXème siècle. Ils sont des dinosaures du monde moderne.

Les vieux ont-ils été privés de réa ?

Le risque de la promenade sans formulaire en France !?...