Les logements, pour celles et ceux qui en ont un, varient de bien des
facettes différentes. Certains sont décents et d’autres insalubres. Certains
bénéficient d’un jardin et d’autres sont privés de fenêtre pour respirer de
l’air et voir le jour. Certains sont spacieux, certains sont exigus. Toutefois,
les règles de confinement restent les mêmes. Les occupants aussi varient de
bien des facettes différentes quelle que soit la surface du logement. Les
personnes seules, les familles monoparentales, les familles nombreuses, les
couples sans enfants, les colocataires, les étudiants isolés de leur famille, et
j’en oublie. Sans parler de la situation financière de chacun, à chaque fois
différente, et des violences conjugales dues à une grande promiscuité. Les couples,
les familles, sont obligés de vivre en vase clos, avec un risque encore plus
grand quand les surfaces à vivre sont étriquées. Les soupapes face aux émotions, telles que boire un verre
au café ou jouer en plein air, disparaissent au profit de la colère…
Les personnes malades hésitent à aller chez le médecin ou à l’hôpital
devant les peurs entretenues chaque jour par des avalanches de nouvelles dont
certaines sont exagérées ou erronées. Les traitements habituels sont repoussés
au risque de décéder de tout, sauf du covid-19. Les diagnostics de possibles
nouvelles pathologies sont rendus impossibles devant le climat et les attitudes
équivoques des gouvernants. Tout semble devoir être remis à après-demain. Mais
quelles seront les conséquences indirectes qui seront de plus en plus lourdes
avec le confinement qui se prolonge.
Quelles seront les répercussions des mesures restrictives et coercitives, parfois
violentes, au rapport de force inégal,
contre le citoyen, des amendes indûment infligées car l’ennemi n’est pas le citoyen
mais le virus, des arrestations arbitraires par des agents des services d’ordre
qui outrepassent leurs droits en employant des moyens péremptoires, des
garde-à-vue illégales, des emprisonnements non fondés privés de la décision
des juges ? Autrefois, les forces de l’ordre, les agents de police, étaient appelés
les gardiens de la paix !... Ils connaissaient avec discernement le sens
des mots « répression » et « prévention ». Ce temps est révolu. Pourtant, la
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen définit le rôle de la « force publique
» : « La garantie des droits de l’Homme
et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée
pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels
elle est confiée. ». Le
mot « paix » est asphyxié et bâillonné. On lui préfère le mot « confrontation »
et celui de « sécurité » qui est devenu synonyme
de crainte, de peur. L’impopularité et la
défiance envers les forces de l’ordre se justifient de plus en plus au regard
de la dérive née du confinement dont la
mise en place a oublié Le Citoyen.
Quelle ironie ! Pour le protéger du virus, on lui fait vivre un cauchemar
dont les séquelles sont et seront considérables…
Le citoyen va payer le prix fort suite à la brutalité des forces de l’ordre.
Les actes illégaux perpétrés durant le confinement, la délation, les nouvelles
lois liberticides, vont forcément causer des morts… La détresse psychologique, la dépression, les
suicides vont s’accentuer. Combien de personnes se sont défenestrées lors de la
crise de 1929 ?
L’une des conséquences insidieuses du confinement est l’incertitude empreinte
d’impuissance qui mine et ruine la santé par les soucis dus aux répercussions sociales
et financières. Le désœuvrement accentue les ruminations, les pensées
obsédantes, la hantise du pire. Qui va garder son emploi et qui va le perdre ?
Quelle entreprise va tenir le coup et
quelle entreprise va déposer son bilan ? Qui pourra payer le crédit sur sa
maison et qui sera dans l’incapacité de pouvoir le faire ?
La grande perdante du confinement est la liberté. Ce besoin fondamental inscrit dans chaque être humain. La
liberté de donner sa vie pour elle en refusant le confinement. Cette valeur clé
de la devise française doit être enlevée des frontons des mairies, des édifices
publics et des monuments aux morts, car la commémoration du 8 mai 1945
approche. « Liberté, Égalité, Fraternité »
fut la devise de la République française. Elle figure dans l'article deux de la
Constitution française du 4 octobre 1958. L’enfermement est une punition :
c’est le principe de la prison…
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